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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 15:00

La destination principale de cette randonnée est les chalets de Graber Breitenstein et de Sommerseite dans le massif forestier qui surplombe la vallée de la Doller. On les appelle d'ailleurs les chalets de la Doller. Ils sont au nombre de dix.  La veille, une randonnée autour du Lac d'Alfeld m'avait permis de découvrir l'abri Shahling Hütte. Ce sont des fustes, constructions en rondin de bois qui rappellent les maisons des trappeurs Canadiens.

Il est 05 heures du matin, l'heure ou tout le monde ou presque dort encore lorsque je  quitte à pied (bien entendu) le Lachtelweiher (alt 770 m) situé à quelques kilomètres du village de Kirchberg dans le Haut Rhin pour me rendre dans un premier temps à la ferme auberge du Lochberg. Après une rude montée effectuée à travers bois à la lumière de ma frontale, j'arrive en vue de la ferme de Lochberg. Il va être l'heure de la traite car le paysan est en train de rentrer ses vaches et ... non d'un chien, j'ai encore marché dans une bouse fraiche.







Le troupeau de Montbeliardes se rend à l'écurie.






Les mamelles roses bien pleines de lait vont bientôt se vider.




Plus besoin de lampe pour retrouver son chemin, mais çà monte encore. J'arrive juste à temps au premier abri nommé Graber Breitenstein. Certains panneaux indiquent l'abri de Dolleren, mais il s'agit bien du même endroit à 940 m d'altitude. La vue est magnifique sur la vallée et les sommets environnants. Le soleil se lève mais quelques nuages viennent un peu me contrarier.








Je remarque de la fumée qui s'échappe de la cheminée de l'abri. Il arrive souvent que des randonneurs bivouaquent dans ces abris mis à leur disposition mais cette fois le cafarnaum qui règne autour de l'abri ne me dit rien qui vaille. Je m'approche et un jeune individu blond à la démarche hésitante se dirige vers moi. Il me demande si je viens pour dormir. Je me retiens de rire et je lui réponds que je n'avais pas l'intention de m'installer pour dormir d'autant plus que le soleil se levait.  Je l'ai senti rassuré. Je l'informe que j'allais tout de même m'arrêter un peu pour faire quelques photos des lieux et des environs avant de prendre mon petit déjeuner que j'avais pris soin d'emporter dans mon sac à dos. Subitement je le sentais moins à l'aide le petit blond à l'haleine chargée. En visitant l'endroit j'ai vite compris qu'il s'agissait d'un "rescapé" de la fête de la nuit  organisée par un groupe de jeunes gens tous endormis (sauf le blond). Le spectacle qui s'offre à ma vue est lamentable. Je découvre même un des fêtards endormi sur le toit végétal de l'abri, bien calé par un rondin de sapin et je vous avoue que j'avais bien envie de donner un bon coup de pied dans ce rondin pour le faire descendre de son perchoir, mais je me suis abstenu tout en espérant le voir dégringoler de son toit tout seul !




Abri de graber Breitenstein.





Canettes de bière vides polluant la vue au Graber Breitenstein.




L'intérieur de l'abri est un bazar indescriptible. I y fait chaud, trop chaud. Le fourneau tourne à plein régime.  Des sons bizarres s'échappent de deux sacs de couchage bleus étendus sur les bancs de l'abri. Le petit blond est toujours là comme s'il voulait me servir de guide. Je le surprend à s'excuser du désordre et il me demande même poliment si je souhaitais qu'il baisse la musique. Je lui ai tout aussi poliment dit que celà ne me dérangeait pas spécialement car j'allais m'installer à l'extérieur sur une table restée miraculeusement propre.  




Sans commentaire !






Un endroit propre et presque tranquille.



Pendant que je me faisais chauffer mon café et que je mangeais quelques tartines de confiture, le petit blond, ben oui je l'appelle comme çà car je ne connais pas son nom, a ramassé quelques papiers gras qui trainaient dans l'herbe avant d'aller rejoindre ses camarades dans les bras de Morphée.  Je pouvais enfin déjeuner tranquille et profiter du paysage.

Vingt minutes plus tard, je quitte cet endroit en laissant derrière moi le "chantier" en espérant que les fêtards allaient quand même nettoyer les lieux avant de partir.  




L'abri de Graber breitenstein.





Les sommets des Vosges du Sud.






Quelques fleurs de montagnes.






Une croix sans inscription.







Les vaches me regardent passer. 




Après avoir longé la forêt de la Fennemat, j'arrive au chalet de Sommerseite. Le soleil a bien du mal à éclairer cette jolie fuste, mais qu'importe, je n'avais pas l'intention de m'y attarder. Quelques photos des lieux et d'un beau hêtre centenaire et je continue ma randonnée à travers bois. Il faut retourner à la ferme auberge de  Lochberg pour rejoindre mes amis qui m'attendent au bord du Lachtelweiher.




Abri Sommerseite.





Taches de soleil sur un hêtre plus que centenaire.



Ah revoilà les vaches de ce matin. Elles broutent paisiblement dans un pré bien vert à côté de la ferme auberge de Lochberg.









Je n'avais pas vu les chèvres ce matin. Il faisait nuit et elles dormaient certainement encore.
















Je fais une petite pause à la ferme auberge. Trois dames s'affairent aux travaux de la cuisine et l'une d'entre elles me sert un bon café.










Une jolie Montbeliarde me regarde passer.






Le Lachtelweiher.






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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 11:00


Suite et fin de la randonnée dans le massif du Taennchel.




Le rocher des géants

De nombreuses cupules sont visibles sur le dessus de ces rochers.
Une autre légende dit que c'est ici que les fées préparaient leurs étranges breuvages, il en reste un peu d'ailleurs.  
 
 


























Empilements mystérieux de pierres au pied de la roche des géants.





Le mur païen.

S'il reste un mystère à éclaircir au Taennchel c'est bien celui de ce mur païen d'une longueur de 2300 m et qui coupe le plateau en deux. Ce mur en pierres sèches dont certaines sont taillées, devait faire au moins 3 m de hauteur lors de sa construction. Actuellement il subsiste quelques tronçons de mur faisant environ 1,50 m de hauteur. Le temps et les hommes ont contribués à sa destruction. Alors quelle fut l'utilité de ce mur ? Il constituait peut être une frontière entre les territoires de deux peuples, ou alors servait'il à protéger le Taennchel, mais dans ce dernier cas les assaillants auraient facilement pu le contourner car il ne s'agissait pas d'une enceinte mais bel et bien d'un mur, pas très droit mais qui suivait une crête du nord-ouest au sud-est, du rocher des géants et rocher de la Paix d'Udine.  





















Rocher des titans.










Pierre des cordonniers

Son nom est du à sa ressemblance avec un formier, outil utilisé par les cordonniers pour réparer les talons des chaussures.







Le rocher pointu.

Aussi appelé rocher du sanglier, ce mastodonte de roche pointe au-dessus du sentier.



















Le rocher du dauphin.

Celui là n'avait pas de nom, alors je l'ai baptisé rocher du dauphin en raison de sa ressemblance avec ce beau mammifère marin. Et n'oublions pas qu'il fut une époque ou la mer Rhénane ondoyait entre les Vosges et la Forêt Noire.







Le rocher de la garde.








Rocher de la Paix d'Udine.

Désigné ainsi le 22 brumaire VI ( 2 novembre1797) , des révolutionnaires ont gravé une inscription en souvenir du traité de Campo Formio signé dans le canton d'Udine entre le france et l'Autriche à la suite des campagnes victorieuses de napoléon.









Rocher du casdal ! 

Monolithe d'environ 3 m de longueur et de 80 cm de hauteur, recouvert partiellement de mousse verte bien imbibée d'eau et de quelques miettes de pain qui auront rassasié les fourmis habitant les lieux.



Casse croute dans le secteur de la roche des reptiles.



Il est temps maintenant pour le randonneur de quitter ce monde habité de mystères , de géants, de fées, de reptiles, de titans et  toutes sortes de personnages envoûtants.



A voir aussi : Le massif du Taennchel sur le blog




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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 18:00

Le Taennchel est un massif des Vosges Centrales  classé "zone de tranquillité"  dont le point culminant se situe à 988 m d'altitude.   C'est un lieu magique et mystérieux où les nombreux rochers ont des formes insolites et même souvent animales. Une légende dit d'ailleurs qu'en collant son oreille contre certains rochers on peut ententre les voix et les chants mélodieux des fées.

L'activité humaine très ancienne a laissé quelques traces au Taennchel dont un mur païen d'une longeur de 2300 m qui coupe le plateau en deux du rocher de la Paix d'Udine au rocher des Géants. Ce mur est aujourd'hui encore un mystère et nul ne sait quand et pourquoi il a été construit. Contrairement au mur paien du Mont Ste Odile qui forme une enceinte celui ci parcourt une crête du Taennchel (nord-ouest au sud-est) sans que ses deux extrémités ne se rejoignent. Vous le découvrirez dans la 2ème partie de cet article.







Le massif du Taennchel.






Qu'on se le dise ...




Pour y accéder.

Pour visiter le massif du Taennchel il est possible de partir du village de Thannenkirch comme le préconisent certains guides, mais personnellement je vous conseille de partir du col Haut de Ribeauvillé (alitutde 742 m)  situé sur la D 416 entre Ribeauvilé et Ste Marie Aux Mines.






Entre la Croix de Ribeauvillé et le rocher de la Paix d'Udine vous découvrirez de nombreux rochers aux formes insolites. Certains ont été baptisés et leur nom figure sur les pancartes mais d'autres sont anonymes et vous pouvez laisser libre court à votre imagination. J'ai passé une journée dans ce massif à le parcourir dans les deux sens. J'ai découvert la plupart des rochers mais certains m'ont échappé pour une raison ou pour une autre. Le but n'était pas d'établir un inventaire des rochers existants mais de passer une journée agréable et puis comme çà j'ai une bonne raison d'y retourner.



Rocher de Reinolstein.

Une tête a été gravée sur le dessus du rocher. Cette oeuvre n'est pas datée et on ne sait pas pourquoi ni par qui elle a été réalisée. Il y a d'ailleurs très peu d'informations à ce sujet.









La tête gravée du rocher de Reinolstein.




La roche des anneaux ou roche des trois grandes tables.

Une légende dit que Noé aurait amarré son arche à cet anneau lors du déluge. Il y a en fait 3 anneaux sur ces roches. Le plus ancien anneau de fer a été scellé en 1879 par un certain JJ Becker. D'autres anneaux sont visibles dans les Vosges. j'en ai découvert un récemment au Mont Ste Odile.

On peut accèder au sommet de ces roches par un escalier métallique et des crampons de fer.






Inscription figurant sur l'anneau 

In diluvio sales Noae - JJ - Becker MDCCCLXXIX



L'anneau de 1879.




Les trois petites tables.


A quelques  dizaines de mètres seulement des trois grandes tables on trouve un emsemble de rochers appelés les trois petites tables.







L'abri Kutzig Buesch.

En pleine forêt, entre la roche des anneaux et la roche des reptiles vous ne pouvez pas manquer de voir cet abri en bois très fréquenté. D'ailleurs ce jour là deux jeunes gens y avaient monté leur tente verte d'une marque bien connue et y avaient passé la nuit.





















Le rocher des reptiles.

A cet endroit les rochers ont des formes de sauriens géants. La vue sur Lievre est également magnifique.




































Un peu plus loin, sur le bord du sentier, je découvre d'étranges empilements de pierres. Des hommes viendraient ils encore ici de nos jours pour accomplir d'étranges rituels ?








A suivre ....


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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 11:00

C'est une petite randonnée de quelques kilomètres qui va nous emmener autour du Batteriekopf (1311 m) et du Rothenbachkopf  (1316 m) par une belle après-midi du mois de mai.
Départ du Neurod (1223 m) sur la route des crêtes entre la Schlucht et le Markstein en direction de la ferme auberge de Steinwasen (1122 m). La descente vers la ferme auberge est facile sur un chemin large et bien entretenu.
A quelques centaines de mètres de la ferme auberge j'entends les clarines résonner. Elles sont de retour, les Vosgiennes aux mamelles bien remplies de bon lait parfumé aux plantes des montagnes.
Après avoir pris le temps de les photographier, je repasse  près de la ferme auberge de Steinwasen où quelques personnes sont en train de manger des plats de la région. Il est déjà 15 heures et ils me semble qu'ils ne sont venus que pour manger car leurs voitures sont stationnées à côté du bâtiment. Après avoir retrouvé le bon chemin, je quitte cet endroit pour grimper au sommet du Rothenbachkopf et du Batteriekopf avant de rejoindre le Neurod. 


 











































Le Rothenbachkopf.













Le Batteriekopf vu du Rothenbachkopf.






Le Neurod vu du Batteriekopf.















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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 07:30


J'ai décidé de fêter le retour du printemps dans les Vosges à ma façon et un ami randonneur s'est joint à moi pour concrétiser cette idée.  Nous avions convenus de nous retrouver à 6 heures du matin aux Trois Fours (altitude 1226 m)  pour ensuite descendre dans le cirque glaciaire de Frankental - Missheimle, y prendre un petit déjeuner à la ferme auberge de Frankental encore fermée à cette saison(altitude 1030 m) avant de remonter vers le  Schaeferthal (alt. 1228 m)  pour ensuite passer au col de Falimont, les hauts de Falimont ( alt. 1306 m), les rochers de la Martinswand pour enfin revenir aux Trois Fours.

J'arrive aux Trois Fours juste à temps pour photographier le lever de soleil sur la ferme auberge. Ce spectacle magnifique ne durera que quelques instants et quelques minutes plus tard je suis équipé, sac à dos, bâton de randonnée, bonnes chaussures et surtout mon appareil photo Nikon D60 équipé d'un zoom 18-200 mm qui me permet de réaliser  tous types de photos sans avoir besoin de changer d'objectif.   

Mon ami n'est pas là, ou plutôt si, il est arrivé avant moi  et je le soupçonne de roder quelque part à la recherche de quelques chamois ou autres bestioles à mâter.  La direction à prendre me sera bien vite indiquée par plusieurs chamois qui s'éloignent tranquillement au loin, quittant ainsi une zone infestée par un bipède trop curieux à leur goût.



Lever de soleil aux Trois Fours.





Des chamois ont été dérangés.






Le cirque glaciaire de Frankental-Missheimle et le Hohneck.






Zoom sur la ferme auberge de Frankental.






Le sentier qui descend vers le fond du cirque de Frankental.






Ferme auberge de Frankental et les rochers de la Martinswand.






Le Haut de Falimont vu d'en bas.  





Paysage de tourbière au Frankental.






Les rochers de la Martinswand et la ferme auberge de Frankental.






En remontant vers Schaeferthal.






Ciel bleu et blancs névés.  




Alors que nous remontons vers Schaeferthal nous avons l'agréable surprise d'observer un chamois qui redescend tranquillement vers le couvert forestier après avoir passé mes premières heures de la journée sur les chaumes ensoleillées. Nous restons immobiles pour ne pas l'effrayer. Il descend doucement vers nous.
Quelques minutes plus tard nous allons assister à un spectacle incroyable que je vous raconterai dans le prochain article.



Un chamois en train de manger de jeunes pousses sur les flancs de la montagne.








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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 13:00
C'est bel et bien sur les chemins de St Jacques de Compostelle, ou plutôt sur une très petite portion de l'un de ces chemins que je vais vous mener aujourd'hui. Nous sommes tout de même à 2290 km de Compostelle et tout compte fait, je vais remettre cette méga randonnée à une autre fois car je crains de ne pas avoir assez de jours de congé disponibles pour la réaliser cette fois. 

Je vais donc effectivement démarrer cette Randonnée de Saint Jacques, ce lieu dit, situé à environ 5 km par la route du Mont Ste Odile pour rejoindre les ruines de l'abbaye de Niedermunster, la chapelle St Nicolas, puis le couvent du Mont Ste Odile en passant par la source de Ste Odile.
Le but de cette randonnée n'est pas d'aller visiter le couvent de Ste Odile, mais de me rendre dans la partie nord du Mont Ste Odile, la montagne dont le plateau est entouré d'un antique et mystérieux mur païen de plus de 10 km de long. Les historiens et scientifiques n'ont à ce jour pas pu déterminer quand il a été construit et par qui, ni pour quelle raison.




Le Mont Ste Odile vu de la plaine Alsacienne.





Le couvent du Mont Ste Odile.






Les ruines de l'abbaye de Niedermunster.






La chapelle St Nicolas.






Une Orchis et un bouton d'or.





Compostelle à 2290 km.






La source Ste Odile.






Une station du chemin de croix du Mont Ste Odile.






Le couvent du Mont Ste Odile.


Le Mont Ste-Odile, à l'origine son nom était "Altitona", est une montagne Vosgienne culminant à 764 mètres. Un monastère a été construit sur son sommet au 7ème siècle. Transformé en couvent par Ste Odile, c'est aujourd'hui un hôtel mais cet endroit reste encore un lieu de pélerinage très fréquenté par les personnes atteintes de maladies oculaires. Ce mont est  consacré à Ste Odile, patronne des Alsaciens.





Prochain article : Le mur paien du Mont Ste Odile.


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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 11:00




Sauvage, quelquefois rebelle
mais aussi débordant
de richesses insoupçonnées
le Massif du Grand Ventron
 est un espace de vie fragile.
Chacun pourra y trouver
sa place à condition cependant
que le bon sens nous anime.

Texte figurant sur les panneaux d'information de la réserve du Grand Ventron.


 

 

Panneau d'information de la réserve naturelle du Grand Ventron.




Créée en 1989, la réserve naturelle du Massif du Grand Ventron étend ses 1647 hectares sur les versants Haut-Rhinois et Vosgiens d'un massif forestier qui a conservé son aspect naturel. En France, il ne resterait que 0,2 % de la surface boisée ayant gardé son aspect originel.
Le Massif du Grand Ventron présente une grande diversité de paysages où prédomine la forêt constituée principalement de hêtres et de sapins.
Les ongulés (cerfs, chevreuils, sangliers et chamois) pullulent par endroits dans ces forêts restées sauvages et il semblerait que cet environnement convienne parfaitement au grand Tétras et au lynx qui arpente à nouveau la réserve.  


 
Photos Grand Tétras et Lynx faites au parc animalier de Ste Croix à Rhodes. 

 

Le site internet de la réserve naturelle du Grand Ventron ici





Le refuge de l'Union au col de la vierge.





De nombreux sentiers sillonnent le massif.





Un havre de paix pour randonneurs amoureux de la nature.






Soleil du matin.






Forêt de hêtres dans le massif du Grand Ventron.






Des chamois sont passés par là.






Des crottes de chamois encore toutes fraiches déposées sur un tapis de mousse.






Le Grand Ventron.











Alors que nous marchons depuis quelques heures, nous arrivons dans une petite clairière agréablement éclairée par le soleil au fond de laquelle se trouve une jolie petite cabane. Ce refuge du club Vosgien est une pure merveille et doit être préservé et entretenu.  Vous le découvrirez peut être un jour au cours d'une de vos balades.  















Le mobilier très rustique de cet abri a été taillé sur place dans des arbres mis à la disposition par l'ONF en 1983.







Toute une batterie de casseroles est à la disposition des randonneurs, mais ici point de lave vaisselle, c'est dans l'eau du petit ruisseau qui coule à quelques mètres de l'abri qu'il vous faudra faire la vaisselle.




  









Mais toutes les bonnes choses ont une fin et il nous faut quitter cet endroit magnifique où nous serions bien resté plus longtemps pour continuer notre randonnée et revenir vers le col voisin où nous avions laissé notre voiture.



La route forestière de la vierge.





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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 16:00


Cette petite balade de quelques kilomètres avec Santoh va nous mener autour du Brotschberg. Ce sommet culminant à 542 mètres est surmonté d'une tour d'observation haute de 18 mètres construite par le club Vosgien en 1897 pour fêter les 25 ans de la création du Club Vosgien à SAVERNE.  Un escalier en grès de 98 marches permet de rejoindre le sommet de cette tour et de profiter ainsi d'un très beau point de vue sur les principaux sommets Vosgiens.  
Mais avant d'arriver à la tour du Brotsch, les petites pattes de Santoh nous ont conduites au Petit Krappenfels, puis au rocher Huck.  Le retour se fera en passant au rocher du Brotsch, puis près de la cuve de pierre avant de revenir au parking de la table des sorcières (Hexentisch).









Le petit Krappenfels.






Une vue sur le château du Grand Gerolseck et la plaine d'Alsace. 












Santoh au rocher Huck.








La très belle tour du Brotsch.






Construction de la tour du Brotsch en 1897.







Une sculpture sur banc ...







La panneau dit tout ...






Le fameux sequoia géant du Brotsch.





Le rocher du Brotsch.







Le rocher du Brotsch.







La cuve de pierre.







La table des sorcières.






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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 16:11

 

Après avoir trainé nos godasses au Reisberg nous décidons de ne pas quitter les environs de Niederbronn les Bains sans aller faire une balade au Grand Wintersberg qui est le sommet le plus haut des Vosges du Nord avec ses 581 m d'altitude. 

Nous rejoignons le col de la Liese en voiture. Ce col est appelé ainsi à cause du buste de femme  taillé dans un rocher situé juste à côté du chalet du club Vosgien. 

Après avoir admiré la Liese, la balade nous conduit au sommet du Grand Wintersberg puis au camp Celtique de Ziegenberg. 

   



Le chalet du club Vosgien au col de la Liese.





Le rocher de la Liese.






La Liese.





Lorsqu'on dispose du plus haut sommet des Vosges du Nord il faut bien entendu pouvoir bénéficier d'une vue panoramique et quand le sommet en question est recouvert d'arbres et n'est pas pourvu d'un rocher sommital il faut s'adapter et la seule solution est de construire une tour d'observation. C'est donc en 1889 que le club Vosgien construit cette tour haute de 25 mètres permettant d'observer toutes les Vosges du Nord.  Un escalier en colimaçon de 111 marches vous conduit en haut de la tour d'où la vue magnifique sur les Vosges du Nord vaut bien quelques gouttes de transpiration.   










Une vue au sommet de la tour du Grand Wintersberg.





Certains (nes) préfèrent lézarder au soleil au pied de la tour.  




Un lézard cherche à récupérer sa place au soleil.







Le lézard du Grand Wintersberg a récupéré sa place.






Mais il y a aussi des araignées au Grand Wintersberg. Rassurez vous celle-ci ne fait en réalité pas plus d'un cm.




Après avoir flané au sommet du Grand Wintersberg nous nous rendons au Ziegenberg. Un mur en pierres sèches relativement bien conservé ceinture le sommet de cette colline. S'agissait'il d'un camp défensif ou d'un lieu de culte ? Cet endroit n'a pas encore livré tous ses secrets.



L'enceinte du Ziegenberg.






Une autre partie du mur.






Un rocher aux formes bien arrondies.






Un rocher à l'intérieur de l'enceinte qui présente de curieuses rigoles.






Une gravure en forme de fer à cheval sur le dessus d'un rocher.






Une petite cupule d'un diamètre d'environ 10 cm.






Une étrange gravure sur cet autre rocher, toujours dans l'emprise de l'enceinte du Ziegenberg.






Une pierre à bassin avec rigole d'écoulement.





De retour au col de la Liese nous sommes en admiration devant cette dame éclairée par le soleil couchant qui lui donne une belle couleur rose/orangé.









Plusieurs légendes circulent autour du rocher de la Liese.



Alors qu'un jeune noble aimait la belle Liese aux yeux bleus et aux cheveux roux, celle-ci préféra un artisan. le jeune homme jeta l'amant dans un puits profond. la Liese en mourrut de chagrin.


Autrefois des bergers montaient dans la forêt pour faire paitre leur troupeaux. Or un berger tomba amoureux de la jeune et belle Liese. Pendant tout l'été il monta graver le visage de l'aimée pour s'en souvenir à jamais.


Un légionnaire de Jules César qui était envoyé en Egypte rencontra une jeune Egyptienne qu'il épousa. Elle lui donna une fille qui se prénommait Isis. A la mort de ses parents, Isis rencontra un jeune homme qu'elle suivit tout en regrettant le pays natal. Quand elle y retourna, le jeune homme éperdu de tristesse, sculpta le visage de sa bien aimée dans un rocher au Wintersberg.

 




A voir :
L'article sur le rocher de la Liese sur le blog           en cliquant sur l'image.
                                                                                           


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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 10:30
Le départ de cette randonnée dans le massif boisé du Reisberg situé entre Oberbronn et Niederbronn les Bains à la découverte  d'un secteur occupé depuis les temps les plus anciens, se fera devant l'ancienne maison forestière de  Reisberg. Il fait beau et les températures sont relativement  clémentes. La nature commence à se réveiller, de timides bourgeons ne demandent qu'à exploser.





Maison forestière du Reisberg.





La Wasenbourg, forteresse médiévale située sur le flanc nord-ouest du Reisberg à une altitude de 433 m, a été construite en 1273 par Conrad de Lichtenberg évêque de Strasbourg. C'est son ami l'architecte Erwin de Steinbach qui dirigea cette construction. Pour la petite histoire, il est également l'architecte de la cathédrale de Srasbourg.  



La Wasenbourg.




Le château de La Wasenbourg fut construit sur un site déjà occupé à l'époque gallo-romaine par deux temples dédiés au dieu Mercure.  Des colonnes taillées à même la roche sont encore visibles au pied du rocher Wachtfels. Ce rocher était certainement une ancienne tour d'observation.




Rocher Wachtfels et vestiges d'un temple gallo-romain.












Les pierres utilisées pour construire La Wasenbourg comportent sur les deux côtés les plus longs des trous ronds qui permettaient de les lever avec une pince de levage.









Mais poursuivons donc cette visite et pénétrons dans le coeur de la forteresse.  








L'entrée actuelle du château de la Wasenbourg.




En examinant un mur intérieur de la partie seignieuriale du château je découvre une tête sculptée située à environ 4 m de hauteur. Il s'agit peut être d'une représentation du créateur de cette forteresse, l'évêque Conrad de Lichtenberg. Cette hypothèse serait la plus plausible.   








Mais il est déjà midi et nos estomacs crient famine. Les cuisines du château étant fermées et inutilisables depuis fort longtemps, nous nous installons au soleil dans la cour du château, au pied de l'impressionnant donjon pour y faire ripaille de quelques victuailles amenées ici dans nos sacs à dos.   









Nous étions observés pendant notre repas. Ce joli lézard des murailles en profite pour se chauffer le dos au soleil.  








Nous poursuivons notre randonnée en passant dans l'enceinte du Reisberg. Il s'agit de vestiges très dégradés d'une enceinte presque restangulaire construite avec des blocs de grès et des pierres sèches. La base des murs atteint presque 3m et la face extérieure est verticale.
Son origine médiévale a été confirmée par la découverte de vestiges de poteries et de tuiles, mais sont usage n'a pas été clairement défini. Il s'agissait peut être d'un enclos à bétail ou d'un jardin, mais l'hypothèse d'un camp retranché construit pur assièger le château n'est pas exclue.




L'enceinte du Reisberg.




Un peu plus loin nous remarquons une large rigole creusée dans la roche. Son usage reste mystérieux.



Une rigole creusée dans la roche. Peut être pour amener de l'eau vers le château.




Nous arrivons à l'endroit appelé l'Exenplatz ou la place des sorcières. Ici de nombreuses pierres disposées en forme de cercle ayant à son centre un monolithe portant une cupule avec une rigole orientée vers l'ouest laisse penser que ces lieux ont pu servir à de mystérieuses cérémonies organisées pour des sorcières d'un autre temps.

















Bien entendu on trouve aussi des pierres à bassin ou à cupules sur le sommet du Reisberg. Les géologues disent qu'elles sont d'origine naturelle, creusées par l'érosion. Les  préhistoriens eux pensent que les cupules ont été creusées par les hommes pour accomplir de macabres rituels. Cette dernière théorie me semblerait la plus vraisemblable car de nombreuses cupules sont munies de rigoles d'écoulement.






Terminons la randonnée en passant par le Wasenkoepfel. Ce sommet culminant à 526 m d'altitude est orné d'une très belle tour d'orientation construite par le club Vosgien en 1887.  D'une hauteur modeste de 10 m elle ne permet plus de voir grand chose car les cîmes des arbres de la forêt la dépassent. Une plaque en fonte informe le visiteur que cette tour fut dédiée à Auguste STOEBER, poète et ethnologue Alsacien, pasteur à Oberbronn vers 1830.



La tour du Wasenkoepfel.









Publié par PhilFLD - dans Randonnée
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