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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 11:45









En suivant le balisage rouge-blanc-rouge au départ du petit village de Grendelbruch dans le Bas-Rhin (67), je suis passé devant une jolie chapelle perdue dans la forêt.










La porte était ouverte et je m'y suis arrêté un instant.









Un petit panneau apposé à l'extérieur de la chapelle dit qu'il s'agit de la chapelle Catherine. 

D'après une légende, Catherine vivait au temps des croisades. Chassée du château du Guirbaden à la mort de son père, seigneur du lieu, et de son frère assassiné, elle construisit une maisonnette à cet endroit et vécut en solitaire. Le rocher près duquel elle avait construit son abri porte encore le nom de "rocher Catherine". Aujourd'hui la cabane a fait place à cette jolie chapelle construite après la première guerre mondiale par la famille Joseph Hugues. Les habitants de Grendelbruch l'appellent  "d'Krinstkindels kappel" lointain souvenir de la pauvre Catherine.










Poursuivons en direction du Guirbaden. Le chemin se transforme en sentier rocailleux mais tout de même très agréable à emprunter. De temps en temps J'entend des chataignes tomber lourdement sur le tapis de feuilles mortes.















Toujours le rouge-blanc-rouge.








Ah me voici en vue des ruines du Guirbaden.










Tour de la faim.





Chapelle Saint Valentin.





Des hérissons ? Non ... des chataignes.













17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 11:00


Situé à environ 500 mètres à vol d'oiseau du château du Vieux-Windstein, le Nouveau-Windstein occupe l'extrémité d'un petit sommet plat à 367 m d'altitude.


La date de construction du château dit du Nouveau Windstein demeure encore incertaine. La date la plus généralement admise est 1339. Cette construction serait l' oeuvre de Guillaume de Windstein, consécutive à la destruction du vieux Windstein, interdit de reconstruction en 1332. Des travaux furent effectués au cours du 15e siècle, notamment dans la partie basse . C' est ainsi que la courtine fut rehaussée d' un niveau  pour faire face à l' utilisation des armes à feu. Deux aménagements complétèrent la défense de l' édifice à la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle ; il s' agit d' une tour commandant la porte d' entrée dans l' angle nord-est, et d' un bastion, avec bretèche, adossé au donjon du côté ouest. Attaqué lors de la guerre de Trente Ans, il fut définitivement détruit par les troupes françaises en 1676.  




La visite du château du Vieux-Windstein ayant quelque peu épuisé ma guide (à moins que ce ne soit une ruse pour profiter du soleil tranquillement), je décidais donc de l'abandonner et partir seul à la découverte du Nouveau-Windstein.






Le sentier qui mène au château du Nouveau-Windstein démarre sur le côté du restaurant  situé entre les deux châteaux. Une quinzaine de minutes me seront nécessaire pour arriver au pied des ruines.








Construit à l'extrémité d'un plateaux gréseux, le château du Nouveau-Windstein est protégé par un mur bouclier en pierre de taille à bossages.








L'entrée du château se situe au bout d'une esplanade défendue au sud par une grosse tour ronde possédant des cannonnières à tir horizontal et par un bastion pentagonal à l'est. Ces éléments défensifs ont été rajoutés au XV ème siècle our adapter les défenses aux armes à feux.



















Le logis situé à l'est de la cour intérieure du château se composait de deux étages éclairés par de belles fenêtres à meneaux et disposant de coussièges.









Logis du château.






Fenêtres à meneaux et à coussièges.





Le donjon a été construit sur le rocher. L'escalier en bois était à l'origine escamotable. Les pièces étaient éclairées par de belles fenêtres à meneaux.












16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:45

Le château du Vieux-Windstein est situé sur la commune de Windstein (67) non loin de Niederbronn les Bains, dans les Vosges du Nord.    





Le Vieux-Windstein vu du village de Windstein.



La première mention du château est datée de 1205.  En 1212, par l'intermédiaire de Petrus V, abbé de Neubourg, le château est construit par les Hohenstaufen pour protéger leur palais impérial de Haguenau. C'était un fief d'empire que possédait la famille de Windstein. Puis le château fut en double propriété : les sires de Sickingen et de Schmalenstein en possédant chacun une partie.

Devenu un repaire de brigands, le château est détruit en 1332, suite à un conflit avec la ville de Strasbourg. Malgré l'interdiction de reconstruction qui s'ensuivit, il est relevé au cours du XIVe siècle, puis incendié en  1515. Il passe ensuite en possession des Dürckheim. Sa ruine définitive par les Français datant de  1676. (Wikipédia)



Voilà pour la partie historique du château.  Passons maintenant à la visite. 

 

Le Vieux-Windstein (dans l'article suivant vous découvrirez le Nouveau-Windstein)  est un château semi-troglodytique. Il a été incorporé dans deux hautes piles gréseuses à 410 m d'altitude.  Du parking situé près de l'auberge du château vous ne voyez qu'une petite partie émmerger au sommet des arbres.








La montée vers le château est rapide. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre.







J'ai droit à une visite personnalisée avec guide privé. Martine connait le château par coeur car il figure parmi ses préférés.  







D'étroits escaliers ont été taillés à même la roche.







Et dans la lumière apparut ... devinez qui ?


(Photo Martine Schnoering)




Attention à ne pas tomber dans ce puits qui fait plusieurs dizaines de mètres de profondeur (il semblerait 41 m, mais c'est à vérifier).







S'agissant d'un château semi-troglodytique, il est normal que certaines portes aient été taillées dans la roche.







Il n'y a malheureusement plus d'accès au sommet du rocher.







Martine m'indique une pièce taillée dans la roche où il lui est arrivé de prendre son petit déjeuner en admirant un beau lever de soleil.







Salle à manger avec vue imprenable et soleil une partie de la journée.







Poursuivons la visite par le logis du seigneur. Les encoches dans la roche supportaient les poutres de la toiture.








Une partie du logis était creusé dans la roche.







Le nouveau propriétaire du château.







Voilà, la visite du Vieux-Windstein est terminée. Et si on allait faire un tour du côté du Nouveau-Widstein maintenant ?








Voir aussi l'article consacré au Vieux-Windstein dans le blog de Martine 










5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 10:56

C'est une invitation de dernière minute à l'occasion de la journée du patrimoine, qui m'a permis de découvrir une des plus belles ruines  des Vosges du Nord et aussi de faire connaissance avec plusieurs membres très actifs de l'association Cun Ulmer Grûn. Créée en 2000, cette association s'est fixé pour objectif la sauvegarde et la mise en valeur de ce château classé aux monuments historiques depuis le 28 décembre 1984.  

Le château du Schoeneck est situé dans le Parc Régional Naturel des Vosges du Nord sur le territoire de la commune de DAMBACH (67). Ce majestueux château semitroglodytique, long de 120 mètres, a été construit à la fin du 12ème siècle sur une crête rocheuse à une altitude de 380 mètres. 

J'ai passé une très agréable journée dans cette forterre médiévale que je voyais pour la première fois. Le repas pris en commun dans la petite cour située entre le bastion et le portail d'entrée a été suivi d'une visite très intéressante puis en fin d'après-midi d'un orage mémorable.





Le château du Schoeneck  perché sur une crête rocheuse domine le massif forestier.






Les murailles du château se confondent avec la roche.






Le grand bastion d'artillerie.






Une ouverture de tir pour arme à feu.








La basse-cour et le grand bastion d'artillerie.






Un bastion d'artillerie.






Dessin représentant le château avant sa destruction vers 1680.






Le seule moyen efficace de retirer la poussière coincée dans le gosier du tailleur de pierres.






Portail avec poivrière (et Cigogne).






Poivrière.






Un bon repas avant la visite du site.







L'érosion crée des oeuvres d'art.







La visite se fait en groupe avec un guide de l'association






Le chantier est exeptionnellement ouvert au public






Un orage vient perturber les visites en fin d'après-midi.






Après la pluie d'orage ... la brume se lève dans la forêt et enveloppe le château.





A voir aussi l'article réalisé sur ce même château sur le blog


Consulter le site internet  officiel du château du Schoeneck   




22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 07:00
La visite du château du Haut Koenigsbourg fut très intéressante et m'a permis de constater que des soins tout particuliers ont été apportés à la décoration lors de sa restauration, la preuve ces quelques exemples de sculptures vues ici et là. Etant toujours à la recherche de têtes sculptées dans la roche, dans les pierres des chateaux où ailleurs, mais toujours des sculptures ayant une histoire, là j'ai été servi comme un roi.  

Je vous propose donc d'en découvrir les plus belles.



















































Toutes ces photos ont été prises dans l'enceinte du château du Haut Koeinigsbourg.





21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 16:00
C'était la journée du patrimoine hier et à cette occasion je vais vous faire visiter le plus beau château Alsacien.

Cette impressionnante forteresse de 270 m de long perchée  à 800 m d'altitude sur un éperon de grès, surveille toutes les routes menant vers la Lorraine ou traversant l'Alsace.

Construit au 12ème siècle par les Hohenstaufen, le château après avoir été occupé  durant quelques années par des chevaliers brigands (1462) est récupéré en 1479 par les Habsbourg. Assiégé et pillé par l'armée Suédoise en 1633 (guerre de 30 ans) le Haut Koenigsbourg est incendié puis abandonné durant quelques siècles. Les ruines sont offertes en 1899 par la ville de Sélestat à l'empereur Guillaume II, grand amateur de châteaux. 

C'est l'architecte Berlinois Bodo Ebhardt, spécialiste des fortifications médiévales, qui se verra confier la charge de restaurer la forteresse à l'identique de celle qui existait en 1479. Les travaux seront achevés en 1908 et dix ans plus tard il redevenait la propriété des Français. Il sera classé Palais National en 1919.


Bien entendu il est impossible de vous faire découvrir un château de 240 mètres de longueur avec quelques photos. J'ai choisi parmis celles que je pensais les plus représentatives.


Bonne visite.








































L'intérieur du château est richement meublé et j'ai même eu la surprise d'y trouver un Grand Tetras empaillé. Et après on se demande pourquoi cette race de galinacés s'est pratiquement éteinte !

























Un grand tétras, espèce en voie de disparition dans les Vosges.  






Un pied de meuble en forme de patte ...












Quelques costumes du moyen âge. Pas sûr d'être à l'abri des coups là dedans !  






Quelques exemples d'armes très sophistiquées pour l'époque.




Vue imprenable du haut des tours du château.






Le château fut équipé de canons par Guillaume II.

















26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 18:00

La fête bat son plein dans l'enceinte du château du Haut Barr à Saverne dans le Bas Rhin à l'occasion de la 15ème édition de la fête du kougelhopf.








Aujourd'hui la seule pâtisserie autorisée est le kougelhopf, gâteau traditionnel Alsacien fait à base de pâte à brioche et de raisins secs. Il se consomme avec un café, avec un verre de vin blanc d'Alsace bien sur ou même avec une bière Alsacienne de préférence.








Il y a foule aujourd'hui à la fête du kougelhopf.














L'ambiance est assurée par un orchestre local.








Mais la star du jour c'est quand même le kougelhopf.







Le boulanger qui a installé son four sous ce châpiteau n'a pas le temps de souffler car la demande est importante.  







Même les chiens viennent à la fête, car il parait qu'il y a du kougelhopf aux lardons cette année ...







Et chacun repart avec un kougelhopf dans un sachet. Les gourmands en prennent deux ou trois. C'est la crise on ne sait jamais. Il vaut mieux prévoir au cas ou !








Mais c'est là qu'en faisant un petit tour du château histoire de chercher une petite photo à faire que je remarque un visage inconnu. Habitant en Moselle, à une trentaine de kilomètres de Saverne, ce n'est donc pas la première fois que je viens au château du Haut Barr, mais je ne l'avais jamais vu jusqu'à ce jour.  Je l'observe, je le dévisage, non, c'est sûr je ne le connais pas et pourtant il semble habiter là depuis fort longtemps.








Finalement cette fête du kougelhopf, il était temps que je vienne y faire un tour.










4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 10:45



"  Il était une fois, dans un château perché en haut d'un rocher, une princesse très belle mais lasse des demandes en mariage des damoiseaux et des princes. Il est vrai que plusieurs fois par jour, elle devait écouter les dire des prétendants, les entendre dans leurs beaux costumes lui promettre des choses qu'ils ne tiendraient pas . Après les avoir évincés poliment, elle retournait dans ses appartements. Elle préférait être seule dans sa chambre à se regarder dans un miroir et se coiffer ses longs cheveux noirs.

  Elle pensait que ses refus rebuteraient les gentils hommes, mais plus elle refusait, et plus il en venait.
  Un jour, elle fut plus sévère dans ses propos pour refuser les demandes, et.......... les jeunes hommes se suicidèrent tant l'affront était trop dur à supporter.
  
  Les puissance divines, voyant qu'une telle beauté refuserait à vie tout homme, et ainsi, ne pas perpétuer le sang princier, décidèrent d'un commun accord de.......... bannir cette princesse dans le royaume des ombres.
 
   A partir de ce jour, elle disparu du monde du visible. mais pour lui redonner une chance, on lui accorda un droit (qui est aussi un devoir). La princesse dut revenir tout les vendredis sur un rocher isolé nommé: le KROTENSTULH"  littéralement :  'le rocher du crapaud'.
   Son sort était simple :  faire passer 3 épreuves au prince ou roturier qui se présenterait.
  • 1 - Le 1er vendredi, la princesse doit revenir sur terre sous forme d'un serpent. Si le courageux lui caresse la tête en échappant à la morsure vénéneuse, il peut revenir le vendredi suivant.
  • 2 - Au 2ème rendez-vous, la "belle" réapparait sous la forme d'un crapaud purulent et cracheur de feu. Le "fou" séducteur doit  embrasser la joue du batracien. S'il n'est ni brûlé, ni "boutonneux", il peut revenir pour la troisième épreuve.
  • 3 - A la 3ème  rencontre, la belle trone sur le rocher dans sa forme humaine, et doit se peigner les cheveux tout en pleurant et gémissant d'une tristesse non terrestre. Si, malgrè les  lancinants pleurs  le prétendant récupère une mèche de sa noire chevelure,  il doit la porter au château.
  • Et là............. le mauvais sort est rompu, la princesse devient définitivement humaine et le trésor incomparable du château est donné au vainqueur ! 


    Hélas, à ce jour tous les prétendants sont morts ou ont fui devant ces épreuves si difficile. La princesse est toujours dans le royaume des ombres et attend avec impatience celui qui viendra la délivrer ! "

 



OUPS .... J'y suis allé un vendredi ... mais point de princesse au long cheveux noirs, ni de serpent venimeux et encore moins de crapaud baveux !
















































Le Bilstein Alsacien, encore appelé Bilstein-Aubure se situe à 757 mètres d'altitude et domine le vallon du Strengbach. Il est cité comme fief de Thiébaut de Lorraine dès 1217 et occupé à ce titre, ou en propriété, par les comtes de Horbourg. En 1324, le château est vendu par les frères Walther et Burckhard de Horbourg à leur oncle Ulrich de Wurtemberg. En 1387, ce dernier transféra du château l'image miraculeuse de la Vierge dans l'église Notre-Dame de Riquewihr. C'est également au cours du XIVe siècle que les Wurtemberg entreprirent des travaux d'agrandissement du castel. D'autres travaux de restauration sont encore signalés du XVe au XVIIe siècle. Dès 1547, les troupes impériales veulent en découdre avec les wurtembourgeois. Le château est attaqué mais sans succès. Ce n'est qu'en 1636 que les armées impériales, commandées par le comte Schlick, finirent par piller et saccager le castel. En 1640, il est la proie d'un incendie. Un dernier bailli y prendra ses fonctions en 1655.


Le Bilstein Alsacien fut abandonné peu après et servit de carrière de pierres. Fortement ruiné, il laisse cependant deviner son plan semi-circulaire. Du coté de l'attaque, le château est doté d'un donjon carré probablement daté du XIIe siècle. Il est en outre protégé par une double enceinte modifiée ou agrandie par les Wurtemberg au cours du XIVe siècle. Par contre, il ne reste pratiquement rien des ruines du logis. L'accès au donjon se fait par une porte haute de forme ogivale. On dispose, du haut du castel, d'une belle vue sur les crêtes des Vosges avoisinantes.

29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 10:45


Le château de Lichtenberg a une longue tradition de rénovation derrière lui. Les travaux émaillent son histoire et illustrent la volonté de ses occupants de marquer leur passage ou alors la necessité d'adapter le château aux impératifs guerriers.






Construit au début du 13ème siècle, le château des sires de Lichtenberg est agrandi vers 1286 par Conrad de Lichtenberg, évêque de Strasbourg.
Le château est à nouveau réaménagé à la Renaissance. A la demande de ses nouveaux propriétaires, les comtes de Hanau Lichtenberg, des architectes de renom dont Daniel Specklin, architecte de la ville de Strasbourg, transforment l'édifice médiéval en somptuseuse résidence et place forte à la fin du 16ème siècle. Tours et murs d'enceinte sont adaptés à l'artillerie, le fossé entourant le château est recreusé et complété par un chemin couvert et des places d'armes.
Une nouvelle transformation est entreprise par Vauban et les ingénieurs militaires Français au lendemain du siège mené victorieusement par les troupes de Louis 14 pendant la guerre de Hollande en octobre 1678. Les services du Lichtenberg sur les frontières du Nord-Est seront ongtemps sans faiblesses.
La guerre Franco-Allemande de 1870 y mettra un terme. Bombardée et incendiée, la forteresse abandonne définitivement tout rôle militaire permanent.

Le château de Lichtenberg, façonné par 7 siècles d'Histoire, a pour vocation de devenir un pôle d'attraction à la mesure de son passé prestigieux. La restauration des bâtiments débutera en 1992 afin de permettre la sauvegarde des lieux.  




Le château de Lichtenberg après 1585.





Le château avant sa restauration en 1992.





Le château de Lichtenberg domine le village du même nom.






Le fossé sec et l'épaisse muraille construite par vauban.











Salle des chevaliers et les tours ouest.





Caserne et chapelle du 16ème siècle.





Tour carrée.






Un habitant de la tour carrée.







Escalier menant à la salle des chevaliers et aux tours ouest.






Tour carrée, chapelle et tours ouest.






Traces de combats sur une des tours ouest. 

 




Tour d'observation.






Une belle vue sur le village de Lichtenberg.












Citerne du château.







Polissoirs - les combattants aiguisaient leurs armes sur certaines pierres du château.




           La légende des frères ennemis.  

Il y a bien longtemps, deux frères vivaient au château. Ils tombèrent amoureux de la même jeune fille et bientôt, se détestèrent mutuellement.
Leur haine réciproque devint si forte, si implacable, que l'un d'entre eux jura de faire mourir l'autre de faim. Son frère lui promit la mort par la soif.

C'est ce dernier qui réussit à faire enfermer son frère dans un cachot. Il ne lui fit donner pour toute substance qu'un peu de pain sec.

Le captif, cependant, parvint à se désaltérer en humectant sa maigre pitance avec l'eau suintant des murs de sa prison.
.

Le chapelain du château s'en aperçut et, soit par compassion, soit par cruauté, en informa le persécuteur.
Fou de rage d'avoir été ainsi dupé, il fit enfermer son prisonnier dans une cellule sèche et bien ensolleillée, où le malheureux, à bout de résistance, ne tarda pas à succomber.

Une fois le destin scellé, le bourreau, rongé par les remords, ne supporta plus le poids de sa culpabilité. Il finit par se précipiter du haut du rocher, entraînant le chapelain dans sa chute.


 

Sans doute un sculpteur anonyme a-t'il voulu immortaliser la longue agonie de l'assoiffé sur les culots historisés de la tour nord.


















30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 18:40

Construit au 12ème siècle, le château de Landsberg se trouve au pied de la Bloss sur un éperon granitique à 590 m d'altitude et domine les villes Alsaciennes de Barr et de Heiligenstein. Bien entendu la végétation très dense empêche toute vue mais tout ce grès rose noyé dans le vert de la forêt constitue un spectacle incroyableement beau. 

Je longe un immense rempart muni d'archères, mais ce n'est pas par la porte que je vais entrer dans ce château, car elle n'existe plus. L'architecture de cette forteresse médiévale est assez surprenante. C'est un mélange de construction massive au nord et de finesse au sud.
 
Un panneau a été apposé sur un mur et il explique l'essentiel sur cette construction.










Mur d'enceinte. 
 




Le donjon du 12ème siècle.






Logis.





Tour ronde de flanquement.






Donjon.





Porte ogivale.





Fenêtes Romanes.





Porte Romane et oriel.






J'ai effectué quelques recherches et je vous ai déniché une petite légende de derrière les fagots concernant le château du Landsberg.


La fleur de Schlossbluemel du château de Landsberg

 

 

"  Cela se passe du temps des croisades. Un chevalier de Landsberg grand, beau, fort et intelligent, (bien sur,  puisque c'est un conte, il faut bien rêver un peu mesdames) sachant le retour proche dans son château d'Alsace, voulait faire un merveilleux cadeau à sa belle qui attendait depuis 2 ans sagement le retour de son promis.
      - "Que puis je offrir d'extraordinaire à une femme exceptionnelle ?" pensait il

  Une vieille dame qui passait par là compris dans quelle difficulté ce seigneur était . Elle lui dit :

      * "Beau chevalier, si ta 'fleur' est exceptionnelle en ton coeur, offre lui une fleur......... exceptionnelle, tout simplement !"

 

  Et elle lui tendit un bouton sans forme au bout d'une tige un peu molle.

      - "Que veux tu que je fasse d'une fleur non ouverte ?" pouffa t il

      * "Bien ignare tu es en amour pauvre guerrier. Cette fleur s'ouvrira à la chaleur de votre feu amoureux."

 

   Dubitatif, notre chevalier mit 'cette herbe' dans son sac et prit la direction du retour. En chemin, il se mit à préparer une prose à déclamer à sa belle.

    Lorsqu'il revint dans son pays, c'était la fin d'un hiver de neige terrible. Malgré le froid, à la porte de son château attendait une princesse d'une immense beauté qui rayonnait de milles feux.
 
   Lorsqu'il la vit, son coeur se mit a battre comme jamais, ses yeux s'illuminèrent, ses jambes flageolèrent, et ce qui est pire, les mots merveilleux qu'il avait préparés durant son long retour furent oubliés.......      C'est alors qu'il repensa à la vieille femme, et sortit de son sac LE cadeau si insignifiant à ses yeux.

  Mais le miracle eut lieu, un feu d'artifice de couleur.  La belle fut charmée par ce présent si simple et si original . Elle effeuilla un a un les pétales, qui s'envolaient au vent devant le château.

    Et c'est depuis ce jour que cette fleur pousse dans la neige fondante pour raviver la flamme des futurs amants. Il suffit, dit on, de la cueillir ensemble, et les coeurs s'entremêleront à jamais. "

 
 
 

   




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